A mon frère, Crocheton.
Colère. Rage enfouie, colère.
Pas l'droit.
T'avais.
Colère.
T'avais pas l'droit mon frère.
Parce que toi.
Fatigue et fatigue encore.
Trop dur, dis-tu ?
Tu dis trop dur ?
Fatigue.
Et moi, fatigue, tu y as pensé ?
Fatigue.
Moi plus jamais.
Parce que trop dur. Parce que colère !
Parce que pas l'droit.
Colère !
Parce que pas l'droit t'avais !
Parce que partir.
Parce que sang dans mes veines. Tu t'souviens ?
Fatigue. Moi aussi.
Colère. Parce que sans moi.
Parce que partir.
Jamais. T'avais promis.
Sans moi jamais, t'avais promis, tu t'souviens?
Lâche ! Traître ! Lâche !
Défaite, abandon, plante-moi ton poignard.
T'avais promis, frangin, t'avais promis…
Tu m'as menti.
Une lettre sur une commode, une lettre Crocheton, tu nous as laissé une lettre !!! Que croyais-tu ? Que cela suffirait ?
Que les chagrins s'effacent avec les mots Crocheton ?
Que les mots remplacent les gens ?
Remplacent les frères ?
Les frères qu'avaient promis. Les lâches.
Les frères fatigue. Les frères trop dur. Les frères je pars.
Tu te souviens Crocheton ?
T'avais promis.
Colère je suis.
De t'aimer connard.
Colère je suis de t'aimer comme un frère.
Parce que sang dans mes veines. Tu t'souviens ?
Parce que tranche mes veines si tu tranches les tiennes ou ne fais rien reste là mais t'en va pas seul t'as promis !
Chagrin parce que fatigue.
Chagrin parce que frère.
Chagrin parce que promis jamais je ne te dirai tout ça.
Chagrin parce que je te soutiendrai mon frère.
Parce que je me tairai dans tes silences.
Parce que mes questions ne deviendront pas ton enclume.
Chagrin parce que je les enterre au fond de moi.
De te perdre, mon frère.
Peur.
Commentaires
Il est 6h du mat, j'ai pas dormi de la nuit, et j'avoue que j'arrive pas à décrocher de la lecture de ton blog...
Cet article est vraiment poignant !
j'suis pressé de lire la suite...
Je vais lire ton blog jusqu'au bout.
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