La lumière au bout du tunnel.

Publié le par Brad-Pitt Deuchfalh

Chaque fois qu’un de mes dix doigts se pose sur un carré du clavier, c’est un peu plus de mes pensées qui s’inscrit là dans le blanc de l’écran et c’est toujours un peu étrange de savoir que peut-être vous ne me lirez pas, ou peut-être que si, mais que pourtant je ne vous aurai rien dit, c’est vous qui aurez tout fait, qui aurez pris le temps, pris mes mots pour les faire vôtres, pour les comprendre dans le meilleur des cas, oui, mais dans le pire ?

Chaque fois qu’une touche s’enfonce, c’est moi qui m’enfonce un peu plus en moi-même comme un mineur descendant dans les entrailles noires de la terre, je vais chercher un peu plus profond encore, un peu plus loin, dans un recoin un peu plus noir encore, un peu plus secret, où suis-je et quel est ce silence ? Sauriez-vous dire si c’est moi qui crie « au secours » ou si c’est vous ?
Sauriez-vous dire si c’est bien cela qu’hurle ma bouche ou si ce n’est pas « viens » ?
Sauriez-vous ?

Sauriez-vous entendre la lourdeur de ce silence qui devient de plus en plus muet à mesure que mon exploration m’amène un peu plus loin dans le noir dénicher ces mots que je graverai pour vous ? Il tourne autour de moi ce silence comme une mouche et j’ai beau rouler mes yeux en tout sens et vriller ma tête sur ma nuque, rien n’y fait, je ne vois rien, rien que le vide et le noir qui m’entoure et me happe. C’est un désastre prêt à s’abattre. Une catastrophe qui semble roder, préenregistrée, dans l’air, qui doit advenir, quoi qu’on fasse, comme lorsque trop tard et jugeant de la capacité de ses poumons le plongeur en apnée conçoit qu’il est descendu trop profond pour remonter sa vie jusqu’à la surface.

Tourbillonne, je l’entend, autour de moi cette absence, ce vide, tourbillonne et virevolte. Plic plac les lettres s’affichent et défilent sous mes doigts, sous vos yeux, il fait noir, au secours, qui a hurlé ? La lumière, la lumière, je la vois, la lumière, blanche, je la vois, la lumière blanche, du fond du noir de ma mine abandonnée je la vois au loin la lumière blanche, parfaite, étincelante, la lumière rectangle, ma lumière qui me sauve encore et me ramène à la surface, la lumière parfaite de l’écran de l’ordinateur. La vois-tu, toi aussi ?

[mp3]

Texte lu par Myrtille


Bonus du jourUne nouvelle contribution à Coïtus Impromptus



Créer un lien

Publié dans Au jour le jour

Commenter cet article

Vaneck 27/11/2005 00:43


Rejoignez-moi dans la secte des Adorateurs Des Parenthèses==> je signe ou? (d'acc , j'ai encore un peux de retard )

zorglub 30/07/2005 21:34

Un style adulte et un d'humour d'adolescent(désolé, mais il ressemble au mien-quand je suis au meilleur de ma forme-)
Qui es-tu ? Un mix de Baudelaire et d'Em-in-em(http://em-in-em.skyblog.com)?

Moi dans deux ans ? (qui sait :D)
Moi dans 30 ans ? (moi moi moi...)

En tout cas, tu sais te servir de tes dix doigts :p. Donc encore une fois, bravo à toi.
(tu as gagné, je vais m'inscrire à newsletter, sans la faute cette-fois)

Rejoignez-moi dans la secte des Adorateurs Des Parenthèses

Qui sait, Zorglub ? Je suis peut-être toi. ;-)

Mimi 29/07/2005 15:44

Merci d'avoir répondu à mes questions, j'aurai donc un talent de journaliste caché lol
On a des points communs( je fais un c/c):
"1/ J'écris parce que j'aime écrire.
2/ J'écris parce que c'est facile pour moi d'écrire (je veux dire que ça ne me demande pas d'effort)
5/ J'écris parce que j'adore qu'on me dise que j'écris bien et qu'on me fasse tout un tas de compliments comme si j'étais le maître du monde.
8/ Pour être lu.
9/ Parce que les mots."   Je rajouterai qu'ils me sont d'une aide précieuse pour dire les choses qui ne peuvent pas dépasser mes lèvres.

"10/ Ce qu'on peut dire comme connerie dans une interview !" Je ne trouve pas, c'est instructif ;) je vais finir par pouvoir les analyser, tes reves lol si tu continues sur ta lancée
De rien. Oui on a surement des points communs. N'étant ni un savant génial, ni un extra-terrestre, j'ai des points communs avec pas mal de gens. Entre autres, avec les gens qui, comme toi, tirent un certain plaisir à écrire.
PS : Pour plus de clarté je me suis permis de mettre les citations de ton commentaire en italique.

Biriscard 26/07/2005 00:37

"Angelique Marquise des Anges"... 'tain ça c'est du vrai cinéma... la mère Mercier et le père Hossein... sinon, moi aussi je préfère sinon à sionon, mais bon les doigts ne suivent pas toujours la pensée... moi j'aurais plutôt écrit "balaize", mais c'est question de goût... sinon, tu sais quoi?... Continue.
Je vais faire ça.

Au passage, n'oubliez pas
 
Jeudi 20h50 sur M6 
Angélique et le sultan
FilmType de programme : Film d'aventures
Année : 1967


Realisateur : Bernard Borderie
Acteur : Michèle Mercier
Acteur : Robert Hossein
Acteur : Jean-Claude Pascal

Résumé : La belle marquise des Anges est enlevée et séquestrée par le fournisseur du harem du sultan du Maroc, personnage cruel qui aime manier le fouet.
Merci à :http://www.programme-tv.net/

Briscard 25/07/2005 15:46

"pris mes mots pour les faire vôtres"... "votre" avec le père circonflexe ça me rajeunit pas ça! "... ça fleure bon le 19ème...pas vraiment en cour dans les cours de collège, hein bonhomme?!!!
"rien que le vide et le noir qui m’entoure et me happe". Moi j'aurais mis "qui m'entourENT et me happENT, mais bon; là on peut discuter, limite dissert'...'tain v'la que je me met à disséquer tes textes et à en commenter le pourquoi du comment (cf. mon comment' précédent)... faut qu'jarrête de te lire sionon je bosse plus et je me fais lourder. Aussi sec.
Sinon continue.
Briscou le Relou
On a qu'une télé à la maison. Comme mon père dort généralement devant l'ecran, c'est maman qui choisit le programme. Si bien que j'ai dû voir à peu près 12fois "Sissi Imperatrice" et 18 fois "Angelique Marquise des Anges". C'est de là que doivent me venir certaines tournures de phrase un peu 19ème siècle !
Tu as raison, je vais conjuguer au pluriel. En réalité c'est une faute, tout simplement, que je vais rectifier.
Pour ma part j'aurais écrit "sinon" mais si tu préferes "sionon" libre à toi.
A bientot de te relire (je suis balèze en formule désuète)