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Autoproclamé daron de la bogossphère
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Chacun sa façon de voir les choses. Pour moi le blog n’est qu’un support. Pas un sujet. Je n’en parle jamais ou presque. Vous l’avez sans doute remarqué. Je n’en parle jamais.
Laissez-moi vous expliquer les coulisses de cet écran :
1.Connexion.
2.Page d’accueil Over-Blog.
3.Identifiant, mot de passe.
4.Bienvenue chez toi Brad-Pitt Deuchfalh.
5.Rubrique Statistiques, histoire de savoir si vous êtes en vacances ou si vous me lisez, si vous êtes plus nombreux ou si vous désertez mon blog un peu plus chaque jour.
Pourquoi cet intérêt pour les stats vont demander certain. Ma réponse est simple : il y a des textes que j’écris en pleurant. Je les mets ici pour qu’ils soient lus, pas pour que vous passiez à
côté, pas pour qu’ils s’assèchent tandis que vous bronzez sur le sable. C’est tout.
Et puis, il y a le concours. Ce fameux concours idiot que j’avais lancé lors du premier numéro de
Contagion, newsletter mise en page par Crocheton et rédigée par votre serviteur, ce fameux concours donc, basé sur les formules de recherche qui vous mènent à moi. Ces mots que vous tapez
dans Google qui, en retour, vous propose mon blog. Tout ça pour dire que, du coup, rubrique Statistiques, j’observe la liste des formules qui, hier, vous ont mené à moi : Brad Pitt, Brad Pitt nu,
doigt anus over-blog, cornichons… et puis soudain, au milieu du flot des formules, mon cœur s’arrête… ffffffff… et puis repart, BOM BOM. Ma gorge se serre, ma bouche est sèche, mes yeux humides,
que faut-il faire ? Ecrire, me dit une voix à l’intérieur. Word, vite, Word, écrire, vite, écrire, commencer en disant « chacun sa façon de voir les choses. Pour moi le blog n’est qu’un support.
», s’essuyer les yeux, « pas un sujet », renifler en essayant que maman ne remarque pas, « je n’en parle jamais ou presque », encore regarder la liste, en avoir les yeux qui brûlent, cette
formule au milieu des formules, se demander qui a pu chercher ça, se demander comment on peut arriver ici avec ces mots-là, ressentir comme une injustice et le goût salé des larmes sur les
lèvres, se dire que la personne qui est derrière ces mots-là doit être magnifique, essuyer ses yeux, essuyer ses larmes, « je n’en parle jamais », et puis se dire que non, que peut-être c’est un
vieux gars moche ou une vraie conne qui a écrit ça et penser que les mots sont parfois forts plus que ceux qui les écrivent, et BOUM et BOUM dedans et le cœur qui tabasse et cogne et ne plus
pouvoir s’arrêter de pleurer et vouloir vous en parler, parce que les mots qui vous pleurent les yeux ne doivent pas être ensevelis, parce que ce matin j’étais devant mon ordinateur, parce que ce
matin j’ai pleuré, seul, j’ai chialé je le jure, parce que ce matin quelqu’un est arrivé chez moi en écrivant : que restera t-il à ma vie si tu pars ?
et que j’espère que ça te fera pleurer vous aussi :
que restera t-il à ma vie si tu pars ?
Bonus du jour : Bon anniversaire avec un peu d'avance.
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