J’ai pas les mots qui sortent des doigts en un long flot qui s’arrête plus, non j’ai pas les mots. Pas aujourd’hui.
Aujourd’hui j’ai les larmes.
Tant pis.
Alors c’est ça ? C’est ça la vie ? C’est juste un truc qui te fout des bâtons dans les roues quand tu dévales à pleine vitesse, quand tu souris ? Quand t’as les cheveux au vent ? C’est juste un
truc qui t’arrache les tripes avec un cutter ?
J’étais bien moi ici, j’étais bien.
Dernier jour de connexion. Papa a pas changé d’avis.
Tant pis.
Il rentre dans la maison, me voit devant le clavier, les yeux rouges. Il vient, me passe la main dans les cheveux tellement gentiment que je suis même pas sur que ce soit lui et il me dit « ça va
Brad ? » et je sais qu’il m’aime. Putain c’est bien ça le plus dur. C’est que moi aussi. Et je dis oui ça va comme si de rien.
J’ai juste envie d’hurler.
« C’est pas juste ! J’avais le sourire aux lèvres et on me l’arrache de la gueule, on me colle au mur, boulet au pied, et je peux même plus pleurer tellement qu’on m’a asséché de ma vie,
tellement que je suis plus rien qu’un bout de corps sans liberté et j’ai mal bordel, j’ai mal. De pas être libre. De pas pouvoir. D’être là comme un con, cloué au sol, comme un bloc de fonte. De
vous savoir là-bas. De vous savoir m’oubliant déjà comme on oublie les cadavres. J’ai tellement mal dedans que je voudrais que ça cesse, que je voudrais juste partir, mettre fin à tout ça, me
zigouiller une bonne fois, et ils feront moins les fiers quand ils auront vu où ça mène tout ça, quand ils auront vu que ma liberté je peux aller la chercher beaucoup plus loin qu’ils croyaient.
Ils ont qu’à me suivre si ça les chante ! Putain j’ai envie de crever. C’est pas juste. J’étais bien ici. Avec vous. Et maintenant c’est fini. Parce que j’ai pas le choix. J’ai pas le choix… »
Voilà.
C’est ça que je vous écrirai pas.
Parce que je veux jouer jusqu’au bout, quelques soient les règles.
Ce sera la fin d’un chapitre, mais je me battrai pour que ce ne soit pas la fin de l’histoire.
Juré.
M’oubliez pas.
On se reverra.
Juré.
Sur la vie de ma mère.
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Commentaires
amicalement , faniole ;)
bises
Peut-être pourrais-tu trouver un petit boulot pour (aider à) payer la connection ?
A tout bientôt hein ?
Tu mas fais rêver un temps, et ça, ça restera au fond de ma mémoire .
Ne nous oublie pas !
(Garde nos emails et écris nous des que tu as a nouveau un blog !)
Merci et bon vent
Alors pars
Surtout ne te retourne pas
Oh pars
Mais qu'est ce que t'as
Oh pars et surtout reviens-moi vite
"Pars" - Jacques Higelin
Pfff... bah non, je t'oublierai pas, et préviens-nous, si jamais un jour tu reviens.
Et bon courage, parce que c'est dur de se plier à ce que qui n'est pas juste.
(au fait -je sais pas si tu auras le temps de me répondre mais je tente- comment s'appelle la chanson de ton blog, ta musique de fond ?)
Pfff, vraiment... c'est con ça aussi...
Alors, du coup, je te souhaite une bonne rentrée :-/
C'est trop triste, j'veux pas regarder!
Ne t'inquiète pas, moi non plus je ne t'oublierai pas. Et Niams a eu une super idée. Pourquoi tu ne ferais pas ça, t'as bien quelqu'un en qui tu peux avoir confiance !
De toutes façons, y a pleins d'autres choses à faire. Ecris quand même, et puis quand tu pourras, tu les mettra sur ton blog. En tous cas, j'ai hâte de te relire un jour.
Gros bisous et courage...
Mais peut-être qu'en prenant un stylo, un cahier et ton talent tu peux nous préparer un joli livre que je m'empresserai d'aller acheter en plein d'exemplaire pour te faire connaître et te faire apprécier par ceux que j'apprécie.
J'ai hâte de te retrouver cher Brad-Pitt...
T'as intérêt à continuer à écrire sinon je te retrouve, je me déplace et je viens te botter le train. Nomdeudlà.
Tu débranches et tu files dans ta chambre !
Magnanime.. je te laisse consulter une dernière fois ta "boite à couillons" pour garder une trace des fanés qui ton permis d'accéder à ton instant Warholien...
Cheers !
Deuchfalh est mort, vive moi !
;)
Tu le sais déjà non?
Tu le sais qu'elle joue avec nous, se joue de nous, qu'elle nous fait miroiter monts et merveilles pour nous les retirer aussi vite, qu'elle se fiche pas mal de nos états d'âme, de l'état de notre âme, qu'elle n'est plus à une saloperie de plus, qu'elle aura de toute façon le dernier mot et que son seul but est de nous en faire baver.
Mais tu sais aussi que c'est la plus belle chose qui pouvait nous arriver,k pour ces émotions qu'elle nous fait ressentir, pour ces choses qu'elle nous apprend, et pour le fait qu'elle nous ai fait nous "rencontrer".
Bonne continuation dans ta vie, avec l'espoir de te revoir un jour ou l'autre, un jour parès l'autre.
et oui c'est ça la vie et tu le sais c'est des batons dans les roues des coups du sort des coups de bambou
et parfois des coups de bonheur ... alors juste pour les coups de bonheur ça vaut le coup de se battre ça vaut le coup de pas crever ...
à très vite
Je te fais confiance pour ne pas abandonner. T es bien trop doué pour ca. J'espere te lire tres bientot a nouveau Brad
Mr Jo
et puis tu pourra te payer toi même ta connection intenet tellement tu auras fait de bonnes ventes...
Un bizou tristounet en espérant que tu reviennes quand même
Merci pour ton commentaire qui m'a étonnée : c'est vrai qu'un site avec du contenu c'est sympa aussi :-)
Ton blog est dans ce cas là : le contenu est intéressant et tu me sembles etre un garcon profond, sincère et sensible ayant des choses a dire.
Dommage que ton père arrete cette connexion.
Dommage qu'il ne puisse (ou ne veule) pas lire tous les commentaires au sujet de cet article.
Cela le ferait peut-etre changer d'avis ?
Mais comment te joindre, dommage que je ne connaisse pas ton numéro de téléphone... J'aurai essayer d'amadouer ton père.
J'ai 43 ans et ai une fille de 13 ans dont le blog est http://elephantastique.over-blog.com (faudrait qu'elle s'y remette d'ailleurs)
C'est vrai qu'Internet est rempli de conneries et de saletés, mais il suffit de savoir trier ce que l'on cherche et d'etre raisonnable dans le temps de connexion.
On sait bien que la vraie vie n'est pas devant un écran mais c'est un moyen de publier ses pensées très efficace.
Voilà, j'arrete là en mettant un favori vers ton blog... je reviendrais pour voir si tu n'es pas revenu.
NB : si quelqu'un connait le numero de tel. de brad : il peut me le donner par mail : je téléphonerai à son père : NA !!
A bientot
Mirielle
ton style d'écriture me rappelle les auteurs modernes ( é tinkiet sur ce sujé jm'y conné je li énormémen) tu devré continuer
en + qd jme di ke tu na ke 15 ans c hallucinan t surdoué non?
ton style d'écriture me rappelle les auteurs modernes ( é tinkiet sur ce sujé jm'y conné je li énormémen) tu devré continuer
en + qd jme di ke tu na ke 15 ans c hallucinan t surdoué non?
T'es vraiment, vraiment plus là ?
Bon...ba...Je vais y aller alors...A bientôt...
Donne moi de tes nouvelles dès ton retour d'accord ?
J'ai connu cela aussi. La seule chose que je puisse te dire c'est qu'on a mal sur le coup, mais que par bonheur la vie est plus forte et qu'on trouve d'autres façons d'être bien malgré tout. Tu y reviendras sur le net si c'est ce que tu veux! A bientôt, donc! En attendant, bon courage!
oups... pardon... Bisous, Brad...
bisous a toi brad !!
Alors Mister BPD revient, car là on se fait chier, avec les blogs qui nous racontent la naissance de Marguerite...
ALlez Ciao
et reviens vite pour tes histoires.
bye
Reviens vite Brad, tu me manques trop !
Il y a ici trop de gens qui t'encouragent et te "vénèrent". Tu as besoin de quelqu'un qui te dise clairement autre chose; Tu te trompes royalement. Sur toute la ligne. Tu ne vis pas encore. La vie mon grand, la vie est ailleurs... Pas ici... Ici, c'est le royaume des mots, de l'éther, de l'irréalité, de l'immatériel. Le corps n'existe pas, ou n'existe que par les mots. Mais sans notre corps, qu'est-on...
Débarrasse toi bien vite de ce petit préjugé qui veut qu'il y ait un quelconque mérite à souffrir. C'est faux. La souffrance n'est qu'une incapacité à vivre, elle ne nous donne raison en rien, bien au contraire, elle témoigne plutôt de notre faiblesse en tant qu'individus face à un monde infiniment complexe. L'exalter au moment où on la vit, c'est bien la une belle et puissante volonté, mais il y en a une bien plus ardue, bien plus méritante, et c'est celle d'être heureux.
Écrire sur le malheur est facile. S'y complaire aussi. Le vivre aussi, à la limite, si comme toi on trouve des gens prêts à nous consoler de leur compassion et de leurs éloges. Vivre le bonheur par contre, l'exalter en poésie ou en musique ou en danse, savoir le vivre à fond en oubliant tout le reste, cela est infiniment plus difficile...
Tu ne te méprises pas encore assez. Quand tu dis "vouloir crever", tu ne le penses pas. Tu n'est que ressentiment. Il te faut aussi passer par un mépris de soi aussi franc et limpide qu'il est silencieux et sans larmes (les larmes se versent sur les coeurs innocents...). Il ne s'agit pas "d'étapes" bien sûr, mais à coup sûr d'expériences à vivre, de bas-fonds à fouiller...
Enfin, pour terminer, sache que je ne suis spécialiste en rien, je ne suis qu'un jeune con de 24 ans qui a déjà ressenti ce que tu peux ressentir... D'autre part, tout ce que je viens d'écrire n'aura de valeur à tes yeux que le jour ou tu l'auras découvert et ressenti par toi-même. Ce ne sont, au mieux, que des pistes, des petites graines de doute qui un jour, dans ton coeur, donneront des arbres plus vigoureux que ces arbustes broussailleux qui maintenant semblent l'habiter.
Un jour, tu t'approcheras un peu plus de cette "liberté" qui n'existe nulle part, sauf en nous...
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cette fin annoncée.
Brad, sous ce nom-là ou sous un autre, et sur la tête de qui tu veux, ne tarde pas trop à revenir, s'il vous plaît.